IMG 3898bCarmina Burana, en lettres de feu, musique puissante, fascinante, enivrante.

Un recueil de deux cent textes, dormait, caché, dans une abbaye  Allemande, près de Munich . Deux cent textes redécouverts en 1803. Ils ne portent pas le « Nom de la Rose » non, ils s’appellent Les « Carmina Burana », les «Poèmes de Beuren ».
Ils sont écrits vers 1250, par des ecclésiastiques défroqués, les Goliards. Ces poèmes, écrits en latin, allemand et vieux français sont colportés aux quatre coins de l'Europe.
Textes subversifs, parlant de l’amour, de la luxure, du pouvoir, de la fragilité de l'être, du temps qui fuit, de la joie du renouveau.
Fluctuation incessante de nos destinées : « Ô Fortuna » .
Chansons à boire, chansons satyriques, chants profanes qui seront interprétés, ce soir, dans une église.

Quand l’homme gronde sous le fouet du destin, quand l’homme crie où son fer le ronge, toutes les portes doivent s’ouvrir.

En 1935 Carl Orff, compositeur peu connu, sélectionne 24 de ces poèmes pour en faire un livret et en écrit la musique.
Le succès est immédiat. Le nazisme monte en puissance et malgré le caractère sulfureux de plusieurs de ces textes, récupère cette musique exaltante pour glorifier la race aryenne.
Carl Orff, un nazi ?

En 1966, Les Carmina Burana seront, pour la première fois jouées en Israël ;
Dans chaque musique, il y a une lumière.
Autour de la lumière, les hommes se rassemblent.

En 1956, le compositeur Wilhelm Killmayer, disciple de Carl Orff, avec l’accord de son maître, en écrit une version pour deux pianos, percussions, chœur et solistes. Celle que nous entendrons ce soir sous la direction de Karine Locatelli.

Karine Locatelli est aujourd’hui Chef de chœur de la Maîtrise de l’Opéra ainsi que chef assistant du Chœur de l’Opéra de Lyon. En 2007 elle créée le chœur de chambre professionnel Artémus . Elle assure avec le pianiste Pierre-Laurent Boucharlat, dont elle est le chef de cœur, la direction artistique de l’association Divertimento et du festival « Musicales en Tricastin ».